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France/ Art de la parole

Tourmente

de Bernadete Bidaude

2ème volet de la trilogie sur l'intime (après En route et avant Fleur de peau) C'est après plusieurs semaines de résidence en Lozère, suite à la rencontre de dizaines d'habitants, que Tourmente a vu le jour. Rêves, récits de vie, légendaire contemporain, amitiés inattendues, anecdotes et silences partagés ont nourri l'aventure durant de longs cheminements en pays secret, aux paysages parfois étranges, à la beauté toujours changeante, haut lieu de résistances en tout genre. Ce n'est pas un spectacle construit sur un collectage mais bien né d'une immersion sur une terre sauvage au milieu des humains qui la pratiquent et la domptent, de connivence en connivence. La création toute entière baigne dans le principe de l'hospitalité.

Dans ce récit, on perçoit sans cesse, derrière les peronnages, la puissance des élements naturels (vents, plateau et montagne, le froid, ...), ainsi que la distance, l'effort, l'espace... C'est un spectacle pour un public adulte.

Tourmente a vu le jour grâce à la Fédération Départementale des Foyers Ruraux de Lozère et à l'ADDA-Scènes Croisées 48 pour la résidence d'écriture, grâce au festival Paroles d'Hiver (Dinan) pour la création scénique, et a bénéficié de l'accueil du Théâtre de Poche Le Jean-Baptiste (85 Chaillé).

L'histoire : L'association "Utopiques 48", des immaitrisables, s'apprête à fêter ses dix ans dans une incroyable fièvre. Un immense rideau de velours rouge est tendu sur la montagne. Un fort coup de vent s'engouffre dedans et le soulève. Le silence se fait et trois cents pairs d'yeux voient une silhouette qui se détache du flanc de la montagne. Au même instant, tout le monde pense à la même personne : Léo, absent depuis une fameuse tempête survenur lors du dernier hiver... Dans l'air déjà gelé, on peut lire les prémisses d'un temps rageur... Ce qui n'empêche pas Léo, le blues au coeur, de grimper, front buté, tête baissée. Mainstenant, il est loin dans la montagne, et le jour décline. Dans sa poche une moitié de coquillage; sans savoir pourquoi, il la porte à son oreille, et ses paupières glissent. Il entend la mer et, très nettement, une voix. Il ouvre les yeux : sur la mer de nuages, entrel e ballet de flocons tourmentés, une barque, avec ses voiles gonflées, glisse vers lui. A son bord, une silhouette de femme, une Dame Blanche. Léo ne peut en détacher son regard. Elle est tout près à présent. La barque s'immobilise. La femme ouvre sa main droite, où se tient un coquillage, une moitié de coquillage. Elle lui tend l'autre main. Sans hésiter ni réfléchir, Léo lui donne sa moitiée de coquillage à lui. Elle les assemble : les deux parties s'ajustent parfaitement. Elle pose le tout sur la tranche, à l'avant de la barque, tend une corde à Léo qui l'empoigne. Elle lui fait signe de tirer. Il tire.

Fiche technique : Contact : Jessy Ducatillon 06 98 47 70 67 Scène : minimum ouverture : 6m (idéal: 8m). minimum profondeur : 4m (idéal: 6m). Décor : papier blanc au sol ( fourni ) 8 pains de théâtre pour maintenir le papier

Les dates

  • 19 juillet 2008 / Festival Détours et raccourcis / Staples (59), France
  • 23 juillet 2008 / Festival Contes en Chemin / Azay-le-Brûlé (79), France
  • 6 novembre 2008 / Festival de Contes de la BDP Oise /